April 2026
Qu’est-ce que c’est immuable dans la foi ?
27/04/26 20:19
Pierre décrit une vision qu’il avait eue à Joppe (Act. 11,5-10). On lui a demandé de manger certains animaux impurs déposés sur une toile, ce qu’il a refusé, car cela allait à l’encontre de ses convictions profondes. Finalement, il a accepté.
Cette vision symbolise les païens qui souhaitent devenir chrétiens et est-ce qu’ils doivent pour cela d'abord devenir juifs ?
L'essence de cette vision est la suivante : ce que vous avez toujours considéré comme l'essence même de la foi s'avère être plus flexible que vous ne le pensiez.
Nous pouvons bien sûr transposer cela à notre foi chrétienne d'aujourd'hui : ce que nous pensons être immuable est peut-être tout de même susceptible de changer.
Pour donner un exemple : la vision héliocentrique du monde, selon laquelle la Terre tourne autour du Soleil. Les textes bibliques semblent au contraire prôner une vision géocentrique, dans laquelle le Soleil tourne autour de la Terre. Galilée avait eu de nombreux problèmes avec l’Église lorsqu’il avait déclaré que ces textes bibliques devaient être interprétés différemment.
Ou pour prendre un sujet controversé de notre époque : l’ordination des femmes comme diacres ou même prêtres. Pour certaines Églises chrétiennes, c’est déjà courant, alors que pour l’Église catholique, cela semble hors de question.
Ou encore un autre sujet controversé : la bénédiction des relations homosexuelles ou des personnes divorcés et remariés .
La vision de Pierre montre que nous devons faire preuve de prudence lorsque nous affirmons qu’un élément de notre foi est absolument immuable.
Eugène
Cette vision symbolise les païens qui souhaitent devenir chrétiens et est-ce qu’ils doivent pour cela d'abord devenir juifs ?
L'essence de cette vision est la suivante : ce que vous avez toujours considéré comme l'essence même de la foi s'avère être plus flexible que vous ne le pensiez.
Nous pouvons bien sûr transposer cela à notre foi chrétienne d'aujourd'hui : ce que nous pensons être immuable est peut-être tout de même susceptible de changer.
Pour donner un exemple : la vision héliocentrique du monde, selon laquelle la Terre tourne autour du Soleil. Les textes bibliques semblent au contraire prôner une vision géocentrique, dans laquelle le Soleil tourne autour de la Terre. Galilée avait eu de nombreux problèmes avec l’Église lorsqu’il avait déclaré que ces textes bibliques devaient être interprétés différemment.
Ou pour prendre un sujet controversé de notre époque : l’ordination des femmes comme diacres ou même prêtres. Pour certaines Églises chrétiennes, c’est déjà courant, alors que pour l’Église catholique, cela semble hors de question.
Ou encore un autre sujet controversé : la bénédiction des relations homosexuelles ou des personnes divorcés et remariés .
La vision de Pierre montre que nous devons faire preuve de prudence lorsque nous affirmons qu’un élément de notre foi est absolument immuable.
Eugène
Aller vers l’intérieur et vers l’extérieur
26/04/26 20:37
Quand Jésus dit qu’il est la porte de la bergerie (Jn. 10,7), il signifie par là qu’il est pour nous l’accès au Père. C’est pourquoi il peut dire : « Celui qui me voit voit le Père. » Toute la vie de Jésus est toujours orientée vers le Père et vers la mission qu’il a reçue de Lui. Jésus ne cesse de nous diriger vers Lui.
C’est par cette porte qu’est Jésus que nous trouvons, dans la bergerie, l’accomplissement de notre vie ; la participation à la vie même de Dieu, à sa grâce, à sa joie et à sa sainteté.
Si Jésus est la porte, c’est lui qui nous laisse entrer, et on peut aussi dire que nous ne pouvons pas forcer l’accès par nos propres moyens. Ce n’est pas nous qui créons un accès, mais il y a quelqu’un qui nous laisse entrer. Ainsi, si Jésus est la porte, cela ne signifie pas qu’il y a une poignée qui nous permet de décider nous-mêmes si nous entrons, mais cela signifie plutôt que Jésus est le portier : quelqu’un qui nous accueille et nous ouvre la porte.
La porte de la bergerie est à la fois une porte qui mène vers l’intérieur et une porte qui mène vers l’extérieur. C’est-à-dire une porte vers la protection et la sécurité, et une porte vers la liberté et l’espace. Il s’agit donc d’être enracinés en Dieu et de partir à la rencontre des hommes dans le monde. Ainsi, cette porte nous ramène vers Dieu et nous envoie vers l’extérieur ; et notre vie est ainsi une question de recevoir et de donner, de prière et de mission.
Mais existe-t-il d’« autres portes » par lesquelles nous voulons essayer de trouver l’épanouissement de notre vie ?
Dans les Évangiles, on nous annonce une bonne nouvelle, une nouvelle joyeuse, un message de paix, de conversion, de participation à la vie de Dieu et de service. Sommes-nous à la recherche d’un autre sens à donner à notre vie ? Un sens sans Dieu ?
Cela rappelle l’image du « veau d’or » dans le désert, dont on disait qu’il était le Dieu qui avait libéré le peuple de l’esclavage. Cette image semble apporter la libération de l’esclavage, mais elle mènera finalement à un nouvel esclavage.
Avant tout, notre vie consiste à trouver en nous-mêmes l'épanouissement en Christ ; c'est donc le chemin vers l'intérieur. Et ensuite, à aider les autres à trouver le chemin vers Jésus ; c'est donc le chemin vers l'extérieur.
Dans les deux cas, c’est Jésus qui, par cette porte, donne tout son sens à notre vie.
Eugène
C’est par cette porte qu’est Jésus que nous trouvons, dans la bergerie, l’accomplissement de notre vie ; la participation à la vie même de Dieu, à sa grâce, à sa joie et à sa sainteté.
Si Jésus est la porte, c’est lui qui nous laisse entrer, et on peut aussi dire que nous ne pouvons pas forcer l’accès par nos propres moyens. Ce n’est pas nous qui créons un accès, mais il y a quelqu’un qui nous laisse entrer. Ainsi, si Jésus est la porte, cela ne signifie pas qu’il y a une poignée qui nous permet de décider nous-mêmes si nous entrons, mais cela signifie plutôt que Jésus est le portier : quelqu’un qui nous accueille et nous ouvre la porte.
La porte de la bergerie est à la fois une porte qui mène vers l’intérieur et une porte qui mène vers l’extérieur. C’est-à-dire une porte vers la protection et la sécurité, et une porte vers la liberté et l’espace. Il s’agit donc d’être enracinés en Dieu et de partir à la rencontre des hommes dans le monde. Ainsi, cette porte nous ramène vers Dieu et nous envoie vers l’extérieur ; et notre vie est ainsi une question de recevoir et de donner, de prière et de mission.
Mais existe-t-il d’« autres portes » par lesquelles nous voulons essayer de trouver l’épanouissement de notre vie ?
Dans les Évangiles, on nous annonce une bonne nouvelle, une nouvelle joyeuse, un message de paix, de conversion, de participation à la vie de Dieu et de service. Sommes-nous à la recherche d’un autre sens à donner à notre vie ? Un sens sans Dieu ?
Cela rappelle l’image du « veau d’or » dans le désert, dont on disait qu’il était le Dieu qui avait libéré le peuple de l’esclavage. Cette image semble apporter la libération de l’esclavage, mais elle mènera finalement à un nouvel esclavage.
Avant tout, notre vie consiste à trouver en nous-mêmes l'épanouissement en Christ ; c'est donc le chemin vers l'intérieur. Et ensuite, à aider les autres à trouver le chemin vers Jésus ; c'est donc le chemin vers l'extérieur.
Dans les deux cas, c’est Jésus qui, par cette porte, donne tout son sens à notre vie.
Eugène
